Un Voyage à Goundam
Presentation
Bamako-Goundam

Bamako-Goundam

Très tôt le matin, nous nous sommes rendus à la gare de Sogoniko, et plus précisement à Bittar Transport où nous nous sommes procuré les tickets de voyage sur la Venise Malienne (Mopti). J'étais en compagnie de ma mère, de mon petit frère et de mon grand frère. Avant notre départ, je contemplais dans le hall d'attente les va-et-vient des passagers. Certains sont préoccupés par le téléviseur, d'autres par les vendeurs de jouets et autres bricoles, un homme d'une quarantaine d'années environ se saisit du microphone et lance : "les passagers à destination de Mopti sont priés de rejoindre le car N°0937MD". Le message a été diffusé trois fois. En un laps de temps, le car en question est entouré par la centaine de passagers qui attendait.Un instant après, un autre homme (apparemment un apprenti chauffeur) vient s'arrêter, liste en main : c'est l'appel qui commence. Dès l'appel de nos noms et prénoms, nous rontrons pour prendre place. Avant cela, nous nous sommes approvisionnés en petits mets (gâteaux, oranges, bananes, pain et quelques bouteilles d'eau glacée).

Départ pour Mopti
Trois coups de klaxon retentissent : le chauffeur de notre car vient d'engager les vitesses, destination Mopti. Un long voyage de plus de 600 km va être amorcé. A l'entame de la distance, le chauffeur s'est arrêté à Faladie pour s'approvisionner en carburant (gaz-oil). Nous voilà à Yirimadio, premier poste de contrôle, (police-douanes, etc...). L'affluence ici ou l'ambiance n'a rien à envier à celle de Sogoninko. Les petits revendeurs vous proposent toutes sortes d'articles à commencer par les cigarettes-bonbons-gâteaux, et j'en passe. Chacun des passagers se fraie un chemin pour vaquer à ses petits besoins, le temps que le chauffeur en termine avec les formalités.

Départ pour Ségou
Au bout de quelques minutes, un autre coup de klaxon appelle les passagers pour la cité des Balazans. Avant le départ, le chauffeur titulaire s'informe auprès des apprentis, si les passagers sont au grand complet. Calé dans le fauteuil, je comtemple le paysage, la nature dont Dieu nous a gratifiés. Notre car s'est immobilisé à la gare de Ségou vers les environs de 12h-12h30. Le temps pour chaque passager à bord de trouver quelque chose à deguster. Ma mère, mes frères et moi, nous nous sommes retrouvés autour d'un grand plat de riz au gras arrosé de poisson frais bien assaisonneé que nous avons mangé jusqu'à satieté.

A la fin du repas, chacun d'entre nous se retrouve avec une bouteille bien fraîche de coca et de fanta orange.

Dans l'attente à l'hôtel, les petits vendeurs, encore eux, déambulaient de droite à gauche, tout en nous proposant, qui des fruits, qui des boissons (thé et gingembre), qui des cacahuètes, etc...

Au bout d'une trentaine de minutes, un nouveau coup de klaxon, pour nous inviter à regagner nos sièges respectifs. Bla est imminent. Les conditions de voyage n'ont pas varié. Après Bla, nous sommes arrivés à San. Le décor a changé un tout petit peu. Là, c'est plutôt des mendiants en quête de leur pitance que l'on rencontre très généralement. Nous sommes arrivés à Mopti vers les environs de 17h à l'autogare. Les taxis, les charretiers accourent vers le car, demandant aux uns et aux autres leur destination. Notre petit groupe n'était pas concerné étant donné que notre logeur se trouvaità quelques mètres seulement du car. Nous nous sommes chargés nous-même du transport de nos bagages. Cétait fantastique, moins fatiguant. Aprèsle dîner, nous nous sooomes endormis jusqu'au petit matin. Le lendemain, au réveil, après le petit déjeûner, nous nous sommes dirigés à une autre gare à la recherche d'une occasion. J'ai oublié de vous dire que nous étions en période de décrue. L'occasion qui s'était offerte à nous était une belle vieille Land Rover, à bord de laquelle nous avions embarqué. Nous étions au nombre de 15. Vous comprenez à quel point nous sommes coincés, serrés les uns contre les autres. Après moults va-et-vient, nous avons fini par décoller de la Venise Malienne à destination de Niafunké, en passant par Youwarou, non sans problème. Un des pneus a cédé, d'où une perte de temps considérable. Néanmoins nous sommes arrivés à Niafunké vers les 18h30mn. Le temps au chauffeur ou son apprenti, de vérifier l'huile, l'eau du radiateur, et continuer sur Tonka où nous avions dîné. Très rapidement, nous nous sommes mis en route pour Diré. Signalons au passage que les vents de l'harmattan qui soufflaient nous ont tous couvert de poussière. C'était la croix et la bannière. A Diré, quelque-uns des passagers ont débarqué. Diré-Goundam 35km, mais nous avions l'impression que c'était le double, tellement que ça a été penible et très long. Nous sommes enfin arrivés à destination. A la gare, les ânes qui font office de charretiers transporteurs ont accouru vers nous pour savoir notre destination (quartier).

Arrivée à Goundam
Après quelques échanges sur les frais de transport, les bagages ont été transportés à dos d'âne jusqu'à destination. A notre arrivée, des cris de joie se sont élévés de partout et les salutations d'usage aussi le lendemain matin au réveil, j'ai été agréablement surpris de voir des tasses en rang, qui contenaient soit des beignets, soit des galettes, soit de la viande, soit du pain. Nous avions l'embarras du choix. Tout au long de notre séjour, nous étions très gâtés. Mes frères et moi, nous avions organisé une randonnée au marché, au bord du fleuve, et au terrain de football distant de quelques kilomètres de notre demeure. Nous avions assisté à un match de football qui a opposé l'équipe de Goundam à celle de Diré, qui s'est soldé par un score de 1 à 0 en faveur de Diré. Notre séjour de 3 jours a été très agréable. Nous avons reçu des cadeaux des parents et amis allant des chaussures en cuir, et peau frappées de la marque <<Mali in Goundam>> ou encore <souvenir de Goundam>>.

Goundam-Bamako
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